La vicomté de Tonquédec
La vicomté de Tonquédec était à l’origine un titre porté par les seigneurs de la famille de Coëtmen (ou Coatmen), une lignée noble bretonne étroitement liée à l’histoire du château et de la vicomté de Tonquédec. Le vicomte de Tonquédec était un seigneur puissant, fondateur du château et de la collégiale, issu d’une lignée noble bretonne qui a marqué l’histoire locale jusqu’à la Révolution.
- Origine et lignage
La vicomté de Tonquédec est d’abord détenue par une famille locale, puis passe aux Coëtmen au XIIe siècle, lorsque Geslin de Coëtmen épouse l’héritière de Prigent de Tonquédec. Leurs descendants prennent alors le titre de Vicomté de Coëtmen et de Tonquédec.
Les Coëtmen sont une branche des comtes de Trégor et Goëllo, eux-mêmes issus des ducs de Bretagne. Ils se rattachent ainsi à la haute noblesse bretonne, avec des alliances prestigieuses (Penthièvre, Rennes, Dreux)
- Rôle historique
Les vicomtes de Tonquédec, notamment Roland IV et Roland V de Coëtmen, ont joué un rôle majeur dans la construction et la fortification du château de Tonquédec, ainsi que dans la fondation de la collégiale Saint-Pierre en 1447. Leur pouvoir s’étendait sur la vicomté, avec des droits de haute, moyenne et basse justice, et ils étaient les protecteurs de l’église collégiale et de son chapitre de chanoines.
- Succession et fin de la lignée
La famille de Coëtmen s’éteint progressivement : au XVIe siècle, la vicomté passe par alliance aux Acigné, puis aux Gouyon de La Moussaye. En 1636, le château et le titre sont vendus à René de Quengo, dont les descendants portent encore aujourd’hui le nom de Quengo de Tonquédec. Le dernier vicomte de Tonquédec de la famille de Quengo, René-André, a réussi à conserver le château pendant la Révolution.
Armoiries et héritage
Les armes des Coëtmen (« de gueules aux neuf annelets d’argent ») sont encore visibles dans l’église Saint-Pierre, notamment sur les vitraux et les piliers
